Car ils ont l’avantage d’être deux

Chloé, en preuve d’amour m’a demandé d’écrire un article sur ses seins. Le voici:

Duo de délices.
Tes seins sont deux collines surplombant la douce vallée qu’est ton ventre. Parfaitement proportionnés et toujours droits même dans la plus inavouable des révérences, ils participent activement au culte que je voue à ton corps.
Ils siègent, majestueusement comprimés dans un soutient-gorge trop petit, mais une fois libérés de leurs entraves, ils offrent au monde leur rondeur exquise.
Parfois, pendant le plus torride des baisers je les vois pointer délicieusement. Je sais alors que je n’ai qu’un mot à dire et tu es à moi.

Mais ces étendards de la féminité que tu portes avec calme et volupté, ne réclament que baisers et caresses. Derrière ces pulls, ces t-shirts, ces soutient-gorges, ils étouffent et ne demandent qu’à être aimés dans la chaleur d’un drap, serrés contre un corps aussi tendu qu’amoureux: le mien.

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Ceci n’est pas un article

Sur ce blog,  j’ai pris pour ligne directrice de toujours me plaindre. Mais en l’occurrence  je n’ai aucune raison de me plaindre. j’ai passé une super journée au CRHA, j’ai rencontré des gens super. j’ai appris plein de choses sur le parti communiste et sur le parti de gauche. A tel point que je finirais surement par m’engager.

Donc non je me plaindrais pas. Alors je n’écrirais pas d’article. rien. nada.

 

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Premier Jour au rassemblement du CRHA

Se déplacer pour assister à un rassemblement de « Citoyens Résistants », une chose que peu de gens feraient en l’absence de kalachnikov pointée sur leur tampe.  Et pourtant, j’y étais. Encerclé de centaines de « papi-la-tremblotte » et de mamies alzheimantes. Tous là, unis dans l’adversité, la chaleur et la musique folklorique savoyarde. Certains étaient presque mourants et mais souriaient lorsqu’on s’approchait d’eux (pas trop près hein, z’imaginez l’odeur).

Soudain, un larsen : la conférence débutait.

J’ai choisie la conférence « Que faire ? ». Conférence destinée à apporter des solutions multiples et applicables à notre niveau pour faire changer le pays et la société.
Mais au lieu de ça, nous avons eu le droit à au cirque ahurissant de Pépé à la voix nasillarde  qui singe les pitreries d’un Générale DeGaulle sous cocaïne, Angelos larouslakispapoulépopoulos, le cégétiste grecque s’exprimant sur la situation de son pays dans un langage situé entre le grec ancien et le yiddish, mais dont les beaux yeux bleus faisaient mouiller la culotte en peau de marmotte de Mémé, le Journaliste du Nouvel’Obs qui pose des questions que personne ne se pose mais auxquelles il répond après avoir fait pendant près d’un quart d’heure de comparaisons historiques, enfin le Jeune-Vieux (ou peut être était-ce un Vieux-Jeune) barbus, bobo, bouru et pas beau qui ne parle qu’en insultant les patrons, en haranguant la foule, en prononçant les paroles que tout le monde a envie d’entendre. Ces gens sont l’homéopathie de la politique.

La vacuité du débat n’était pas sans rappeler les débats télévisés de  France 2. Enfin, si l’on accepte l’idée qu’il y aie eu « débat ».

J’étais là, las. La vérité me revenait en pleine face. J’avais vu des vieux hocher de la tête à chaque phrase prononcée par l’intervenant. J’ai vu de la pédagogie. J’ai vu de la démagogie. J’ai vu que le néo-liberalisme était mauvais, mais que pour survivre aux glière il faut manger, donc consommer, et donc être complice de ce libéralisme qui vend des soupes bio venues de pays dont le nom m’échappe.

J’ai vu mourir devant moi ce qui ressemblait autrefois à de la ferveur. j’ai vu transpirer. De l’eau, et de la bonne conscience.

j’ai vu tout le monde d’accord. J’ai vu une conspiration. Comme si le temps avait fini par acheter les convictions de nos pères.

 

J’ai vu, j’ai bu, j’ai dormu.

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Humiliation estivale.

Il se ballade dans nos villes, dans nos villages, et ce, en toute impunité. Il est arrivé avec les beaux jours. Je le vois. Il me nargue. Quelques secondes à ses cotés et déjà je pleure. Je rage. Il est là autour de moi. Je le sens. monstrueusement invisible. Je cours. Il me rattrape. En un instant je sens ses épines d’acier s’enfoncer dans mes narines. Je ne peux pas bouger. Je suis là, les paupières serrées. Ce moment semble durer une éternité. La douleur se fait à chaque seconde plus aiguë. Enfin Je sens les épines qui se retracte. Mais c’est trop tard, le venin a fait son effet.
« Atchoum »
Enfoiré de pollen.

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Promotion sur les moutons.

C’est dur, vous savez,
De faire des études dans la publicité,
Dessiner, informatiser, manipuler,
Faire de l’art à but financier.

C’est dur, tu verra,
De se dire qu’on travaillera,
Sur les affiches qui serviront,
À vendre, à transmettre une opinion,

À vendre du rêve,
Transmettre une opinion qui n’est pas mienne,
Emprisonner la foule qui se lève,
Vendre en barre la haine.

Mais quitte à dessiner,
Autant le faire pour des galleries,
Plutôt que de se laisser désabuser,
Par une société qui vit dans le gris.

Penche toi et cueille la rose,
Au pied de l’affiche monoprix,
C’est bien peu de chose,
Mais c’est encore gratuit.

Je suis bourreau et victime,
De cette société d’anonymes,
Arrêtez moi, brulez moi,
Je suis l’étendard d’un monde sans foi.

Lavez cette ville de ses pencartes,
« Je panse donc j’essuie » disait Descartes,
Méprisez ceux qui contrôle,
Chacun sa voie, jouez votre rôle.

Ajoutez votre pierre à l’édifice,
Construisez un monde sans artifice,
À vous de créer et de contempler,
Dans la gratuité vit l’éternité.

Discours d’un Toupoutou (2012)

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Festival de Cannes

Théâtre de platitudes sans limite,

Vomissement de luxe,

Ameutement de riches boursouflés de vinasse,

Ejaculation de snobisme,

Défilés de dindons accompagnés de leurs gorilles,

Masturbation médiatisée d’acteurs en perte de reconnaissance,

Champ de batailles où s’échouent les ménagères en perte de connaissance,

Audaces financées,

Épanouissement de bobos en quête de spiritualité,

Évanouissements de jeunes filles pré-pubères en quête d’anorexie Hollywoodienne,

Simulations de débats entre critiques guindés,

Suintements d’émotions froides et calculées..

Le Festival de Cannes c’est ça, et des films parfois.

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Un cheveux sur de la soupe

Et si la pauvreté mélodique des musiques actuelles était uniquement dûe au nombre d’artistes ?

J’aimerais mettre en exergue le fait que de tous temps, la musique apparaissait comme un art sacré réservé à une élite de musiciens expérimentés. Chaque morceau était une histoire, et le résultat de plusieurs semaines de labeur.

Alors que de nos jours, la multiplication des plateformes d’échanges a permis l’apparition de milliers musiciens de salle de bain et de compositeur en carton.

Chaque nouvel artiste est d’autant plus creux qu’il n’est que le fruit de débats marketing entre les producteurs.
Chaque nouvelle chanson est d’autant plus lacunaire qu’elle ne reflète que la coupe de cheveux de son interprète.

Sauvez la musique, mangez un jeune.

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